Modérateur

Si journalistes et critiques internationaux forgent la réputation d’un millésime en médiatisant l’évènement primeurs » auprès de l’amateur, le courtier qui, déguste les vins, dès la vendange et tout au long de leur élevage, sera le premier à pouvoir donner une idée de la qualité du millésime. Sans communiquer au grand public, et par son avis de professionnel, le courtier occupe une place prépondérante dans la messe solennelle du système bordelais. C’est ainsi qu’il joue le rôle capital de régulateur de prix, évitant que le mécanisme des primeurs ne se transforme en un marché purement spéculatif - ce qui menacerait sérieusement sa pérennité en éloignant le client.

D’un côté comme de l’autre, on consulte le courtier. A l’approche de la période précédant la vente des Grands Crus, le propriétaire écoute l’homme qui a reçu toute sa confiance pour entendre sa vision sur le marché. Les négociants, quant à eux, parce qu’ils connaissent leurs clients, pressentent le niveau de prix auquel ils sont prêts à acheter les vins du nouveau millésime, et peuvent déterminer une tendance qu’ils transmettent aux courtiers. Tout est ensuite une question d’équilibre.

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