S’il est une profession dont l’origine se perd dans la nuit des temps, c’est bien celle de Courtier en vins, intermédiaire du commerce dont la fonction se justifie par la prospection et la connaissance parfaite d’une région déterminée de Vignobles en vue de procurer au négoce de place le type de produit qu’il recherche.
Cette fonction très ancienne fut codifiée pour la première fois à Paris par le Roi Philippe IV dit Le Bel, le 12 mars 1321.
C’est à la Compagnie de Bordeaux, une des plus importantes et prestigieuses de France, que sera confiée en 1855, par le Duc de Morny sous l’égide de la chambre de commerce, la mission d’établir un classement des grands vins de Bordeaux à l’occasion de l’exposition universelle, classement qui fera date et qui reste toujours valable de nos jours.
Aujourd’hui, le rôle du Courtier en vins consiste à rapprocher le Vendeur (le viticulteur) de l’Acheteur (le négociant), de constater l’accord entre les parties et à leur notifier.
Au delà de cette mission, le Courtier est le garant moral de la bonne fin de toutes les opérations où il intervient. Son rôle est de renseigner au mieux de ses connaissances, Acheteurs et Vendeurs, et de faire en sorte qu’aucun litige entre eux ne se manifeste.
Ce rôle est très recherché par les professionnels de la Place puisque 85 % des Transactions annuelles sont réalisées par leur intermédiaire, y compris celles concernant les Grands Crus de Bordeaux.
Le Syndicat Régional, le plus important de France, regroupe la majeure partie des courtiers en vins et de leurs collaborateurs titulaires d’une carte d’identité professionnelle délivrée par la Préfecture.
Au delà de leurs fonctions commerciales, les courtiers sont à ce jour les guides les plus sûrs et les plus avisés du Vignoble.
Clairvoyants, discrets mais efficaces, ils constituent le maillon irremplaçable de la glorieuse chaîne des Grands Vins de Bordeaux.